Captain Harlock
Démocratie Participative
07 Juillet 2020

Comme nos lecteurs le savent, ici, à Démocratie Participative, nous avons entamé un travail de délepénisation du nationalisme dont nous ne désespérons pas qu’il finisse par porter ses fruits.
Indubitablement, Marine Le Pen a réussi à incarner en moins d’une décennie le pire du ridicule patriotard.
C’est une sorte de sketch permanent.
Parmi les vaches sacrées du temple mariniste figure l’île musulmane de Mayotte, caillou où vivent de véritables sauvages. Marine Le Pen tient maladivement à cette caillasse marron au point où elle rétrocéderait plus volontiers Nice ou la Corse qu’une de ces îles à ti punch mélanisées.
Déjà parce que Nice ne produit pas de rhum ni de zouk.
La situation sécuritaire de #Mayotte est hors contrôle et le gouvernement regarde ailleurs…
Mayotte, c’est la France, et l’ordre républicain doit y régner : il faut y envoyer des troupes en renfort et VITE ! https://t.co/9lddxIHL4v
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) July 6, 2020
« VITE ! »
Vu le sentiment de panique qui transparaît dans ce tweet, je peux dire avec assurance que la bouteille de blanc était déjà à moitié vide à 8 heures du matin.
Donc, « Mayotte, c’est la France ».







Je vous accorde qu’il devient difficile de distinguer Montreuil, Colombes ou Marseille de cette île maudite. Cela peut contribuer à la confusion. Surtout quand vous avez déjà 0,8 grammes d’alcool dans le sang au lever.
Cette usine à négrillons musulmans sera bientôt dotée d’un deuxième hôpital par Macron pour accélérer la production de macaques éligibles à l’importation en métropole.
Mais en dépit des énormes volumes d’argent que nous coûte ce « département » comorien, c’est encore trop peu aux yeux de Marine Le Pen qui hurle plusieurs fois par mois pour exiger toujours plus de transferts de fonds volés aux travailleurs blancs de France. Quand votre extrême-droite « officielle » en est réduite à donner des leçons d’assistanat à un état comme la république française qui est l’état le plus radicalement négrophile du monde occidental, vous pouvez en conclure que le terminus « national » est en vue.
Tout ça, au fond, est le résultat du refus de cette « extrême-droite » de se décoloniser mentalement. Ces gens-là sont restés des paternalistes addicts au nègre rigolard auquel on apprend à faire des tours et à chanter la Marseillaise. Jusqu’au jour où ce même nègre, affublé de lunettes toutes neuves, ne saute la fille de la maison.
Cette maladie coloniale, nous la devons d’abord et avant tout à Jean-Marie Le Pen qui voulait nous flanquer sur le dos l’Algérie entière pour en faire des « Français ». Sur le sujet, il était intarissable.
Tous ces confettis coloniaux insulaires que nous avons encore sur les bras sont le petit « lot de consolation » de l’extrême-droite colonialiste. Ce genre de compensations a cependant un coût net : dorloter les races qui y végètent et leur tresser des lauriers à la moindre opportunité. L’antiracisme étant un et indivisible, vous remportez du même coup la grande loterie, à savoir le mythe de l’assimilation des races du monde entier en métropole même.
C’est comme ça qu’un demi-million d’antillais sont venus faire souche au coeur de la vieille Gaule pour nous offrir des Français aussi glorieux que Joey Starr, Nicolas Anelka ou Lilian Thuram.
Vous ne pouvez pas proclamer que le dernier primate adorateur d’Allah de Mayotte est un parfait Français, indistinguable d’un Berrichon, et ensuite vous offusquer de ce que ce même Français tant désiré ne viole des Blanches dans une ville bretonne.
Le racisme est la grenade à fragmentation qui fait péter la lubie du cocardisme café-au-lait. Nous arrivons à un moment où le racisme blanc, quoique violemment diabolisé, est plus admis à gauche comme réalité qu’au sein de l’extrême-droite institutionnelle, devenue le bastion de l’assimilation par abâtardissement racial au prétexte de la « plus grande Fronce ». La seule véritable nostalgie paralysante.
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