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Roanne : « Je vais t’égorger, je suis musulman, Allah Akbar ! », le procureur Abdelkrim Grini libère le racisé victime d’islamophobie

Captain Harlock
Démocratie Participative
10 janvier 2020

Abdlekrim Grini

Voilà ce que j’appelle une décision républicaine.

Le Progrès :

« Je vais t’égorger, je suis musulman, Allah Akbar, tu ne sais pas qui je suis. » C’est en ces termes qu’un individu de 31 ans a menacé des Roannais le 26 décembre dans la soirée à Roanne, armé d’une branche de 3 mètres. Maîtrisé par les victimes, il a par la suite été interpellé par la police, puis interné d’office en psychiatrie. Une expertise psychiatrique doit être pratiquée pour évaluer sa responsabilité pénale.

Ce soir-là, à 22 h 30, un couple et un adolescent étaient en voiture rue de Clermont pour rentrer chez eux après un repas au restaurant quand ils sont tombés sur l’agresseur. Ce dernier descendait la rue en courant armé d’une branche d’environ 3 mètres avec laquelle il a mis un violent coup sur la voiture. Le trentenaire a ensuite poursuivi sa course, tenté de mettre un autre coup de bâton sur une autre voiture croisée sur le rond-point Saint-Louis.

Il a finalement été intercepté un peu plus loin, rue Brison, par la mère et l’adolescent qui l’ont poursuivi à pied, rejoints par le père de famille en voiture.

Des coups ont été échangés et l’individu a été maîtrisé après avoir menacé à plusieurs reprises d’égorger le père et son beau-fils et crié plusieurs fois « Allah Akbar ». Des menaces également proférées à l’encontre des fonctionnaires de police quand ceux-ci sont intervenus. Quand la mère lui a demandé pourquoi il avait agi de la sorte, il aurait répondu avoir fait 15 ans de psychiatrie et être schizophrène.

L’individu a été placé en garde à vue puis interné d’office en psychiatrie pendant trois jours, avant d’être relâché. Sa responsabilité pénale doit être évaluée par un expert.

« Et s’il est déclaré responsable de ses actes, il sera jugé devant le tribunal », annonce le procureur de la République de Roanne, Abdelkrim Grini.

« On est marqués psychologiquement », témoigne le père de famille ; « s’il avait eu un couteau, c’était pareil. »

Des douas pour l’émir Abdelkrim.