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Les militants pro-migrants « terrifiés » par la vague de joie populaire après le meurtre sauvage du prof gauchiste par un afghan

Sigmar Polaris
Démocratie Participative
14 mai 2020

XPTDR

L’avalanche d’insultes contre le prof passeur de migrants assassiné à la barre de fer par un clandestin afghan met l’extrême-gauche en émoi.

France Bleu Manche :

Des propos « inacceptables et odieux » ont circulé sur les réseaux sociaux après le meurtre ce mardi 12 mai matin de Jean Dussine, président de l’association cherbourgeoise d’aide aux migrants Itinérance, selon le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples.

Le suspect étant de nationalité afghane, « certains en profitent pour faire porter à toute une communauté la responsabilité d’un homme dont on ne sait pas d’ailleurs ses mobiles » explique Jacques Declosmenil, président du comité Saint-Lois du MRAP.

« On voit se développer un discours pour dire que les immigrés sont des criminels, des assassins, des bandits. Ça va alimenter les discussions du café du commerce », poursuit-il. « Qu’on puisse récupérer sa mémoire pour la salir et condamner tout ce qui a été sa vie et son engagement, c’est insupportable et terrifiant. »

Il se dit « dévasté par la situation. » Le MRAP envisage également des actions en justice contre certains de ces commentaires en ligne pour incitation à la haine.

« Si on ne connait pas le secteur associatif ou le secteur de l’aide aux migrants, ça peut faire peur », commente Aurélie Durchon, co-présidente de l’association coutançaise Solidarité sous les pommiers. « Mais les personnes qui connaissent les actions des associations ou qui ont déjà été en contact avec les réfugiés ne feront pas d’amalgame. »

« Bien sûr ce n’est pas facile, il y a des difficultés, mais pas de peur », ajoute cette bénévole. « Il y a beaucoup de personnes accueillies dans la Manche, il n’y a jamais de cas de violence. »

Pour elle qui collaborait régulièrement avec Jean Dussine au sein du collectif 50, qui réunit les associations manchoises d’aide aux migrants, ce crime « est arrivé, ça nous fait mal, ça nous rend triste, mais on ne fera pas d’amalgame. »

Au travers du travail de son association, « il y a eu beaucoup plus de remerciements et de jolies rencontres que d’incidents », conclut-elle.

Moralité : faites-vous buter par des migrants en les aidant, vos potes bénévoles pisseront sur votre tombe pour sauver les congénères du meurtrier.

Réjouissons-nous, le cadavre du traître pue déjà.

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